Forum suisse des investissements alternatifs
4 février 2026, de 14 h à 20 h (heure d'Europe centrale)
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Souhaitez-vous acquérir un bien immobilier en Suisse à des fins résidentielles ou d'investissement ? La Suisse imposant des restrictions à l'acquisition de biens immobiliers par des personnes résidant à l'étranger, tout projet d'acquisition doit être soigneusement étudié et préparé.
1. Quand l'acquisition d'un bien immobilier est-elle soumise à autorisation ?
La « Lex Koller » ou « loi fédérale sur l’acquisition d’immeubles par des personnes à l’étranger » s’applique sur l’ensemble du territoire suisse. Si les conditions suivantes sont remplies, l’acquisition d’un bien immobilier est soumise à l’autorisation des autorités cantonales :
Toutes les autres transactions immobilières ne nécessitent pas d’autorisation et peuvent être effectuées sans les restrictions de la Lex Koller.
2. Suis-je considéré comme une « personne étrangère » ?
Une « personne à l'étranger » est définie comme
À l'inverse, cela signifie que les groupes de personnes suivants sont libres d'acquérir des biens immobiliers en Suisse sans restriction :
Les ressortissants d'autres pays étrangers titulaires d'un permis de séjour permanent C et ayant leur résidence effective en Suisse.
3. Puis-je acheter le bien immobilier par l'intermédiaire de ma société anonyme ?
Les personnes morales sont également soumises à la Lex Koller et donc à l'obligation d'autorisation. Une personne morale ne peut acquérir un bien immobilier sans autorisation que si la société a son siège social en Suisse et est contrôlée directement ou indirectement par des personnes physiques qui ne sont pas des personnes à l'étranger.
4. Qu'est-ce qu'une « acquisition immobilière soumise à autorisation » ?
L'acquisition de maisons individuelles ou d'immeubles collectifs, d'appartements en propriété et de terrains à bâtir destinés à de tels bâtiments par des personnes à l'étranger est soumise à l'obligation d'autorisation.
L'acquisition ne se limite pas au transfert de propriété dans le registre foncier, mais englobe également tout acte juridique conférant à une personne étrangère le pouvoir de disposition effectif sur un bien immobilier soumis à autorisation. Par exemple, un financement étranger ou l'acquisition d'un usufruit peut également déclencher l'obligation d'autorisation.
5. Existe-t-il des exceptions à l'obligation d'autorisation ?
Il existe quelques exceptions importantes et possibilités pour une personne à l'étranger d'acquérir un bien immobilier en Suisse.
a) Résidence principale
L'acquisition d'une résidence principale est exemptée de l'obligation d'autorisation, à condition que cette résidence serve de domicile légal à la personne étrangère et soit effectivement occupée. Cela dépend étroitement de l'octroi d'un permis de séjour ou d'établissement.
b) Résidence secondaire
L'acquisition d'une résidence secondaire par des frontaliers dans la région de leur lieu de travail est également exemptée de l'obligation d'autorisation.
L'acquisition d'une résidence secondaire par des personnes résidant à l'étranger qui entretiennent avec le lieu de cette résidence secondaire une relation exceptionnellement étroite et digne d'être protégée peut donner lieu à une autorisation.
c) Résidences de vacances
Certains cantons autorisent l'acquisition de résidences de vacances dans certaines communes situées dans des zones touristiques : Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Fribourg, Glaris, Grisons, Jura, Lucerne, Neuchâtel, Nidwald et Obwald, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwyz, Tessin, Uri, Vaud et Valais.
d) Immeubles commerciaux et locaux d’exploitation
L’acquisition d’un immeuble est exemptée d’autorisation si celui-ci sert de siège permanent à une activité commerciale ou manufacturière, à une autre activité exercée à titre commercial, à une entreprise artisanale ou à une profession libérale. Il s’agit par exemple de bâtiments industriels, d’immeubles de bureaux, d’hôtels, de restaurants, de cabinets médicaux, etc. Les appartements situés dans des immeubles commerciaux et des locaux d’exploitation ne peuvent être acquis sans autorisation que dans des cas exceptionnels, par exemple s’ils sont nécessaires à l’exploitation de l’entreprise.
e) Sociétés immobilières suisses et fonds d'investissement Les
investissements indirects dans l'immobilier, tels que l'acquisition de parts de fonds de placement immobiliers et la prise de participation dans une société immobilière, sont exemptés d'autorisation si les fonds sont négociés en bourse ou si la société est cotée sur une bourse suisse.
6. Que se passe-t-il si je ne respecte pas l'obligation d'autorisation ?
Si vous ne pouvez exclure la possibilité que l'acquisition du bien immobilier constitue une transaction soumise à autorisation, vous devez demander à l'autorité cantonale compétente une autorisation ou une déclaration attestant qu'aucune autorisation n'est requise. Si aucune autorisation n'est disponible pour une transaction soumise à autorisation, l'inscription au registre foncier ou l'acquisition de la propriété ne peuvent être effectuées. Les infractions aux dispositions de la Lex Koller peuvent entraîner des conséquences en matière de droit administratif, de droit civil et de droit pénal.
LINDEMANNLAW conseille ses clients privés et professionnels sur toutes les transactions immobilières, y compris l'analyse de l'acquisition de biens immobiliers par des personnes à l'étranger (« Lex Koller ») ainsi que sur le transfert de résidence ou de siège social en Suisse. Contactez nos avocats, experts-comptables, conseillers fiscaux ou notaires – nous nous réjouissons de votre prise de contact.
La Suisse est depuis longtemps reconnue comme une destination très attractive pour l'investissement immobilier, en particulier dans le secteur de la construction. Grâce à son économie stable, à un cadre réglementaire bien défini en matière de construction et à une urbanisation croissante, le pays – et plus particulièrement le canton de Zurich – a connu un essor des projets immobiliers. Cependant, l'obtention d'un permis de construire à Zurich exige le respect strict des réglementations municipales et cantonales. Le cadre juridique régissant les permis de construire à Zurich découle principalement de la loi sur l'aménagement du territoire et la construction (Planungs- und Baugesetz, PBG) et de l'ordonnance sur la procédure de construction (Bauverfahrensverordnung, BVV).
Afin de rationaliser la procédure d'obtention du permis de construire et d'éviter de futurs litiges juridiques, il est conseillé de :
En fonction de l'ampleur et de l'emplacement du projet, d'autres autorités peuvent être amenées à délivrer des autorisations avant que la construction puisse commencer. Les autorisations les plus pertinentes délivrées par les autorités comprennent notamment :
Autorisation de l'autorité chargée de la
protection de l'environnement Les projets de grande envergure, tels que les développements industriels, les infrastructures de transport ou les installations de loisirs, doivent faire l'objet d'une étude d'impact sur l'environnement (EIE) afin de garantir la durabilité écologique. Cette évaluation détermine si le projet respecte les normes de protection de l'environnement.
Autorisation du Service des
ponts et chaussées Si un projet implique l'utilisation de véhicules lourds susceptible d'avoir un impact sur les infrastructures routières, une autorisation est requise en vertu de l'article 227 PBG en liaison avec l'article 21 BVV. Cela garantit que les routes et les réseaux de transport public peuvent supporter une augmentation du trafic sans usure excessive ni risques pour la sécurité.
La PBG et la BVV définissent trois types de procédures d'autorisation de construction en Suisse, chacune dépendant de la nature et de la complexité du projet :
La procédure d'obtention d'un permis de construire comporte plusieurs étapes, garantissant le respect des réglementations municipales et cantonales avant l'octroi de l'autorisation.
Si un permis de construire est rejeté, le demandeur ou les tiers concernés ont le droit de contester la décision par le biais d'un recours (Rekurs) en vertu des articles 329 et suivants de la PBG. La procédure de recours comprend les étapes suivantes :
L'obtention d'un permis de construire à Zurich nécessite une planification minutieuse, un respect strict des lois municipales et cantonales, ainsi qu'une collaboration avec diverses autorités réglementaires. Compte tenu de la complexité de la procédure et du risque de litiges, le recours à un conseil juridique professionnel garantit un déroulement sans heurts de la procédure de demande et atténue les risques liés à la non-conformité.
Si vous avez besoin d'aide pour vos demandes de permis de construire, la conformité réglementaire ou les recours en Suisse, notre équipe juridique expérimentée est prête à vous fournir des conseils d'experts à chaque étape du processus.
Qu'il s'agisse d'acheter, de financer ou de développer un bien immobilier : toute personne impliquée dans le secteur immobilier en Suisse ne peut faire l'impasse sur le registre foncier. Il s'agit du registre central des droits immobiliers, qui constitue le fondement de la sécurité juridique et de la confiance dans les transactions immobilières. Cependant, bien que le registre foncier offre un haut degré de fiabilité, il ne garantit pas une sécurité absolue dans tous les cas. Dans cet article, nous proposons un aperçu concis des questions les plus importantes relatives au registre foncier – et indiquons dans quels cas une assistance juridique est indispensable.
Le registre foncier suisse repose sur le système dit des « dossiers réels ». Une feuille de registre foncier distincte est tenue pour chaque bien immobilier, avec un numéro unique. Cela garantit la clarté et l’absence d’ambiguïté juridique. Seuls les droits immobiliers tels que la propriété, les servitudes, les charges réelles et les hypothèques sous forme de contrats hypothécaires, de certificats hypothécaires sur papier ou de certificats hypothécaires enregistrés sont inscrits au registre foncier. Le système est complété par des mentions de priorité (par exemple pour les droits d’achat ou de rachat) et des annotations, par exemple pour les interdictions de construire ou les restrictions de disposition.
Toutefois, les droits purement obligatoires, tels que les contrats de bail, et les relations relevant du droit de la famille ne figurent pas au registre foncier, sauf s’ils sont pertinents au regard du droit du registre foncier. Une exception à cette règle est, par exemple, la mention de la participation à la propriété acquise. La base légale du contenu et de la structure du registre foncier se trouve aux art. 946 et suivants du Code civil suisse («CC»).
L'inscription d'un droit réel nécessite généralement un acte juridique authentifié par un notaire, ce qui est habituellement effectué par un notaire. Une fois l'acte soumis au registre foncier, il est vérifié quant à l'absence de vices matériels, puis inscrit au registre foncier. Le principe d'inscription absolue prévu à l'art. 971, al. 1, CC est déterminant en la matière : les droits réels sur un bien immobilier ne naissent, ne sont modifiés ou n'éteignent qu'avec leur inscription au registre foncier.
Les mentions de priorité, en revanche, concernent des droits personnels, par exemple un droit de préemption convenu, et ont un effet particulier par rapport aux droits inscrits à une date ultérieure, pour autant que les conditions légales soient remplies (cf. art. 959 et suivants CC). Les mentions, en revanche, ne créent pas de droits autonomes, mais renvoient à des circonstances juridiquement significatives (cf. art. 962 CC). Leur fonction est d’informer et de rendre publiques certaines informations, par exemple dans le cas d’interdictions de construire relevant du droit public ou de restrictions à la disposition relevant du droit privé.
La durée d'une inscription dépend du canton et de la complexité de la procédure. Elle peut varier de quelques jours à plusieurs semaines. Une préparation notariale précoce est donc non seulement recommandée, mais souvent cruciale.
Le registre foncier constitue le pilier de la sécurité juridique dans les transactions immobilières. Il assure la transparence pour les acquéreurs, les investisseurs et les banques – notamment grâce à ce que l’on appelle la force juridique positive et négative. La force juridique positive signifie que toute personne qui se fie de bonne foi à une inscription au registre foncier est protégée par cette inscription (cf. art. 973, al. 1, CC). Par exemple, toute personne qui acquiert un bien immobilier et se fie à l’inscription actuelle en devient propriétaire, même s’il s’avère par la suite que l’inscription était matériellement erronée.
La force juridique négative permet quant à elle aux tiers de se fier à l’exhaustivité du registre foncier (cf. art. 971, al. 1, CC). Si une inscription fait défaut, on peut généralement supposer que le droit correspondant n’existe pas. Mais attention : ces deux mécanismes de protection ne s’appliquent que sous certaines conditions. Quiconque connaît les faits réels ou aurait pu les reconnaître en faisant preuve d’une diligence raisonnable ne bénéficie pas de cette protection de la confiance. Le registre foncier est donc un instrument puissant, mais non infaillible.
Le Code civil suisse établit une distinction claire entre l'information et la consultation. Toute personne peut obtenir des informations simples sur les données inscrites au registre principal, telles que les rapports de propriété ou les servitudes, sans devoir justifier d’un intérêt légitime particulier (art. 970, al. 2, CC). Pour une consultation complète, qui inclut également les pièces justificatives, les plans, le journal et autres documents annexes ainsi que les ordonnances d’exécution, un intérêt légitime est toutefois requis (cf. art. 970, al. 1, CC).
Un tel intérêt peut être de nature économique, scientifique, personnelle ou familiale – par exemple dans le cadre d’une intention d’achat, d’une exécution forcée ou d’un conseil juridique. Dans de nombreux cantons, les avocats peuvent également obtenir un accès électronique, sous réserve d’autorisation. Il est toujours essentiel que l’accès aux informations sensibles reste proportionné et objectivement justifié.
Malgré son caractère systématique, le registre foncier ne reflète pas toujours fidèlement la réalité juridique. Il existe par exemple des cas où le montant inscrit d’un acte hypothécaire est supérieur à la dette hypothécaire effective, ce qui peut conduire à des hypothèses erronées concernant la charge grevant un bien immobilier. En outre, la loi autorise un changement de créancier pour les actes hypothécaires sur papier et les contrats hypothécaires même sans inscription au registre foncier, ce qui repose sur le principe dit de l’inscription relative.
La situation est tout autre avec les actes hypothécaires enregistrés : le principe de l'inscription absolue s'applique ici, et un changement de créancier n'est valable qu'avec une inscription. La prudence est également de mise avec les règlements de copropriété : ces documents peuvent être obsolètes ou ne plus correspondre à la situation réelle, mais restent juridiquement contraignants tant qu'ils n'ont pas été modifiés. Dans tous ces cas, la protection de la confiance légitime ne s'applique pas si l'acquéreur avait connaissance de la situation juridique réelle ou aurait dû en avoir connaissance. Il vaut donc la peine d'examiner attentivement la situation et de demander conseil à un professionnel.
Le registre foncier est un élément fondamental du droit immobilier suisse, mais il ne remplace pas un examen juridique minutieux. Les inscriptions ne doivent pas seulement être lues, mais aussi comprises et évaluées dans leur contexte. Des connaissances juridiques sont indispensables, en particulier lors de la vérification d’extraits du registre foncier, de transactions immobilières ou de questions de financement. Après tout, ce qui semble clair à première vue peut s’avérer tout autre sur le plan juridique.
LINDEMANNLAW vous offre des conseils avisés dans l’ensemble du domaine du droit du registre foncier et de l’immobilier – de l’analyse minutieuse des inscriptions existantes à la rédaction de contrats conformes à la loi, en passant par la représentation de vos intérêts auprès des autorités, des registres fonciers ou de tiers. Nous allions précision professionnelle et réflexion stratégique – et faisons valoir vos droits de manière systématique.
Contactez-nous pour bénéficier d'une clarté juridique dans vos transactions immobilières.
Avertissement : cette publication est fournie à titre d'information générale uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Pour obtenir des conseils juridiques adaptés à votre situation spécifique, veuillez nous contacter directement.
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